DIVERSITE D'UNIVERS : les ateliers
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Cette année pour une meilleure répartition des participant-e-s dans les ateliers, nous vous demandons de formuler également un 2ème et un 3ème choix. Veillez à les mentionner dans le bulletin d'inscription, l'ordre d'arrivée des inscriptions sera le critère prioritaire pour obtenir votre premier choix !
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Les ateliers ont pour objectifs d'amener un questionnement et une réflexion, sur un plan à la fois personnel et collectif, de permettre le partage d'expériences et éventuellement de déboucher sur l’élaboration d’un message, de recommandations ou encore de désirs, sous quelque forme que ce soit.
1. Exercices pratiques sur l'approche interculturelle
- Intervenante : Ariella ROTHBERG, ethnologue, psychologue clinicienne, spécialiste de l'interculturalité, Lyon
Approfondissement de l'exposé du matin. Cet Atelier a pour objectif de sensibiliser les participants à mener une réflexion sur leurs propres cadres de référence, en travaillant sur :
Le processus de décentration, c'est à dire prendre distance de soi, en réfléchissant sur soi-même, en étant un sujet qui se perçoit en tant qu'objet, porteur d'une culture et de sous-cultures auxquelles s'intègrent des modèles professionnels et des normes institutionnelles, replacées à chaque fois dans une trajectoire personnelle.
La reconnaissance des familles dans ce qui les identifie, tout en les aidant à trouver leurs modes d'insertion à la société d'accueil. C'est commencer à se former à découvrir le cadre de référence de l'autre, c'est à dire s'approprier la culture de l'autre, du dedans, avec les yeux de l'autre, posture qui exige une attitude d'ouverture, un effort personnel de curiosité.
Commencer à réfléchir à une modalité d'intervention, par la négociation/médiation dans la résolution des conflits de valeurs. Le principe de relativisme culturel qui consiste à respecter les différences telles qu'elles sont dans leur intégralité, ne donne pas de réponses toutes faites aux problèmes qui se présentent. Il s'agit d'aboutir à un minimum d'accord, de compromis, à un champ commun, par une série de démarches, d'échanges, pour éviter la violence symbolique où un des protagonistes impose son point de vue à l'autre, ou est envahi par la culture de l'autre.
La méthode pédagogique utilisée pour ce travail s'appuie sur la méthode des incidents critiques (des chocs culturels), basée sur le principe suivant: la décentration ne peut s'opérer que dans le heurt avec le différent. Ce dernier, par ses comportements, ses attitudes, qui nous paraissent les plus étranges, les plus choquants, va jouer comme révélateur de nous-mêmes, sorte de miroir réfléchissant nos normes et nos valeurs. Par le malaise qu'il suscite, à condition de s'y arrêter, le choc culturel permettra d'accéder à ses propres cadres de références et à découvrir ceux de l'autre.
Le travail s'effectuera en partant de situations vécues par les participants : un ou deux incidents critiques seront choisis et étudiés en petits groupes, à l'aide d'une grille préconstruite, qui permettra de décoder et d'analyser la situation. Il sera ensuite fait compte-rendu à l'Atelier des travaux de chaque groupe, pour terminer par une discussion générale.
2. Sexualité(s), femmes et islam
- Intervenant : Abdessamad DIALMY, professeur et docteur en sociologie à l'Université de Rabat.
Approfondissement de l'exposé du matin.
3. Rapports de genre et multiculturalité
- Intervenants : Marie-Frédérique LORANT, coordinatrice du secteur formation du Centre Bruxellois de l'Action Interculturelle et Jacques JANSSENS, responsable du projet « groupe d'hommes » au Centre Entr'Aide des Marolles.
Les professionnel(le)s ont le sentiment que les rapports entre les hommes et les femmes se font plus durs. Des jeunes filles se font traiter de ... dans la rue. Que se passe-t-il ? Y-a-t'il un contexte particulier qui permette de comprendre cette impression de « retour en arrière » quant à l'égalité entre les hommes et les femmes ? En quoi l'approche interculturelle rend-elle intelligible les identités de genre en souffrance? Nous veillerons également à mettre en commun les pratiques créatives mises en place par les professionnels de terrain. Ainsi, en guise d'amorce, Jacques Janssens nous parlera de sa pratique du « groupe d'hommes » dans le quartier des Marolles.
4. Pas Belge et pas hétéro...un djihad impossible ?
- Intervenante : Myriam MONHEIM, psychothérapeuthe spécialisée dans les questions de genres et d'orientations sexuelles au Plan F et membre de Merhaba, association pour et par des gays, lesbiennes et bisexuel(le)s d'origine immigrée.
«Qu'entend-t-on par identités de genre et orientations sexuelles?» et «Comment se découvre-t-on et se construit-on en tant qu'homo-bisexuel/le?» Réflexion sur le sujet de coming out et coming in, d'hétérosexisme, d'homophobie générale et spécifique, de lesbophobie, et de transphobie.
«En quoi les publics migrants souffrent-ils d'autant plus quand ils s'écartent de l'hétérosexualité?» Réflexion sur les mécanismes spécifiques d'exclusion des femmes et des hommes « non-hétérosexuel/les » et « non-belges » au sein des communautés d'origines et d'accueil et de la communauté LGBT (Lesbienne, gay, bisexuel, transgenre).
«Un planning familial a-t-il sa place dans les questions LGBT?» Quelles sont les missions des structures dites généralistes et non-identitaires sur les questions de genres et d'orientations sexuelles ?
«Pourquoi une structure telle que Merhaba est-elle nécessaire?» Description des missions et des offres de Merhaba, et réflexion sur les synergies potentielles avec les acteurs des champs de la promotion de la santé, et de la lutte contre l'exclusion sociale.
5. Virginité, fidélité,...le retour à un mode traditionnel du couple chez les jeunes ?
- Intervenantes : Chris PAULIS, docteur en anthropologie à l'Université de Liège et Véronique FRACCARO, animatrice ou Naïma AKHAMLICH, assistante sociale, Planning Marolles
Approfondissement de l'exposé du matin et focus sur les reconstructions d'hymen et autres certificats de virginité.
6. Laïcité, égalité, mixité : présentation des outils du respect de "Ni Putes Ni Soumises"
- Intervenantes : Marie-France JOLY, vice-présidente et responsable animations et formations et Sophie FRANCOIS, vice-présidente et chargée de la communication de Ni Putes Ni Soumises Belgique
Le Kit du respect est un outil de réflexion, d'animation, de discussion et d'action. Comme le Guide du respect qu'il accompagne, il s'adresse principalement aux jeunes publics qu'il veut sensibiliser aux principes fondateurs de NPNS: égalité, mixité, laïcité dans la dynamique du respect: respect mutuel, respect de l'autre, respect de soi-même, en interaction. Ces 2 outils sont soutenus par une formation à l'exploitation du Kit qui alterne les fondements et techniques de l'animation et l'appropriation des fiches pédagogiques du Kit, basées sur les 3 thèmes du Guide: la sexualité, les traditions qui enferment et les violences.
7. Sexualité et diversité culturelle : populations de l'Europe de l'Est.
Représentations de l'IVG, de la contraception et du rapport au corps
- Intervenante : Caroline GRUMIAU, infirmière sociale au Groupe Santé Josaphat
L'arrivée en Belgique de populations migrantes originaires des pays de l'Est de l'Europe confronte les centres de planning familial qui accueillent ces publics à d'autres représentations, habitudes et pratiques en matière de contraception et d'avortement notamment.
Le Groupe Santé Josaphat reçoit de nombreuses femmes originaires d'Europe de l'Est (principalement de Bulgarie).
L'atelier sera l'occasion de relater aux participants en quoi cette évolution de leur public interroge ou bouscule l'équipe médicale. Et comment aussi elle y répond. A partir de ses constats, analyses, questions et mises en place de stratégies, pourra s'engager une discussion sur les nouvelles questions que posent aux professionnels du planning familial les populations originaires d'Europe de l'Est et sur "comment y répondre ?".
8. Sexualité et diversité culturelle : populations d'Afrique sub-saharienne.
Représentations de l'IVG, de la contraception et du rapport au corps
- Intervenante : Maureen LOUHENAPESSY, Service International de Recherche, d'Education et d'Action Sociale (SIREAS)
9. De la plainte individuelle à l'action collective
- Intervenants : Namur CORRAL, Paulina ROMERO et Nathalie THOMAS, centre de santé mentale Le Méridien et Bruno VANKELEGOM, asbl SACOPAR (Santé, communauté, participation)
- Atelier préparé avec la participation de Nuran CICEKSILER et Gulay KIMYONGUR du Groupe Santé Josaphat
L'atelier débutera par l'écoute d'un petit montage audio. Cela permettra aux participants d'entrer dans le sujet en entendant des témoignages de professionnels-les et d'usagères de centres de planning familial sur «le sens et les questions que pose la mise en œuvre de stratégies collectives avec les usagers-ères en planning familial, à côté de l'accueil, des consultations individuelles et des animations».
Dans un second temps, les intervenant-e-s raconteront brièvement comment ils sont arrivés tant dans le champ de la santé que dans celui de la santé mentale à initier et accompagner ce type de stratégies.
La troisième partie sera consacrée à débattre des questions que soulève inévitablement ce type de pratique et notamment :
En quoi des démarches collectives peuvent-elles apporter des réponses à des problématiques individuelles (complexité des situations, perte de repères, isolement, précarisation, violence, difficulté à éduquer ses enfants, rapports de couple...) - Les limites de ce travail et ses liens avec les autres aspects du travail en centre de planning familial -La place des usagers-ères dans notre travail - Le travail en réseau ...
Nous verrons finalement, si et comment poursuivre cette réflexion après l'Univeristé d'hiver.
Diversité d'univers : présentation et programme
Diversité d'univers : infos pratiques et inscription en ligne
