La généralisation de l’EVRAS en milieu scolaire est l’objet d’une mobilisation de longue durée portée par le secteur du planning familial, les acteurs et actrices de terrain et les structures engagées pour les droits sexuels et reproductifs. Si l’EVRAS est reconnue comme une mission de l’école depuis plusieurs années, son déploiement effectif a longtemps été inégal. Le travail de plaidoyer mené par la Plateforme EVRAS, dont la FLCPF est membre, a contribué à relancer les discussions politiques et à renforcer le cadre de cette politique publique.
La FLCPF salue cette avancée importante tout en rappelant que la généralisation de l’EVRAS doit se poursuivre au-delà de l’école, dans d’autres milieux de vie et à tout âge.
En Belgique, nombre de personnes sont encore privées d’un accès à l’information relative à leur santé sexuelle. Les inégalités sociales, l’environnement, les milieux de vie, le logement, la différence de langue ou de culture, le genre et les orientations sexuelles, le parcours individuel, la situation administrative, etc. sont autant de déterminants qui privent l’accès pour tous·tes à l’EVRAS, entravant ainsi leur droit fondamental « d’accéder à la meilleure santé en matière de sexualité et de reproduction » reconnu en 1994 dans le cadre de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (Le Caire, 1994) et réaffirmé lors de la Conférence Mondiale des Femmes (Pékin, 1995).