Inégalités de santé et obstacles aux soins pour les personnes LGBTQI+

Malgré d’importantes avancées sociales et politiques ces dernières années, les études en santé publique montrent que les personnes LGBTQIA+ présentent un état de santé globalement moins bon que le reste de la population. Outre la santé sexuelle et la prévalence du VIH et/ou des IST, on observe davantage de problématiques de santé mentale, de comportements à risque ou encore de violences.

Ces réalités ne résultent pas seulement de parcours individuels : elles sont aussi liées à un environnement social et médical qui reste encore trop peu adapté. Le rapport européen Health4LGBTI (2017) met en avant les facteurs structurels qui expliquent ce constat et documente les spécificités de santé associées aux différentes orientations sexuelles, identités de genre et caractéristiques sexuées.

Pexels Tim Samuel 5838288

Des besoins identifiés sur le terrain

Une relation complexe au système de soins

De nombreuses personnes LGBTQIA+ rapportent des expériences négatives dans le système de soins : peur du jugement, méconnaissance de leurs réalités, invisibilisation de leurs besoins ou manque de formation des professionnel·les. Certaines personnes évitent dès lors les structures de santé ou reportent leurs soins. Au sein des structures, plusieurs freins peuvent entraver une prise en charge adaptée :

•      des présupposés hétéronormatifs et cisnormatifs encore très présents ;

•      un manque d’information ou de formation sur certains besoins spécifiques ;

•      des stéréotypes qui influencent l’écoute, le suivi ou l’orientation ;

  • une difficulté à identifier les bonnes ressources ou les relais pertinents

Des lieux de santé mal identifiés

Les centres de planning familial sont des lieux ouverts à toustes. Pourtant, les personnes LGBTQIA+ les identifient encore trop peu comme des ressources pour leur santé.

Les professionnel·les nous font régulièrement remonter les questionnements suivants :

  • Comment rendre leurs services plus inclusifs et comment adapter les pratiques à ces publics ?
  • Comment aborder les orientations et pratiques sexuelles, les identités et expressions de genre, et la diversité des caractéristiques sexuées de manière adéquate ?
  • Comment accompagner les personnes LGBTQIA+ et les orienter vers des ressources adaptées ?

Ces besoins exprimés par les équipes des centres de planning familial ont nourri le développement d’une formation et de ressources en étroite collaboration avec les associations communautaires LGBTQIA+.

Une réponse concertée :
le Plan LGBTQI+

En concertation avec les professionnel·les de centres de planning familial et différents partenaires associatifs, la FLCPF développe des actions concrètes pour améliorer l’accueil des personnes LGBTQIA+ et réduire les inégalités sociales de santé.

Pour ce faire, nous agissons principalement auprès des professionnel·les des centres de planning familial et de la première ligne psycho-médico-sociale à l’attention de qui nous développons des formations et des outils pour les sensibiliser, les informer et les former à un accueil plus inclusif.

Logo Plan Lgbtqi+

La santé sexuelle des personnes LGBTQI+

En décembre 2019, la FLCPF a inauguré le Plan LGBTQI+ avec une conférence consacrée à la santé sexuelle, physique, mentale et sociale des personnes LGBTQIA+.

Cette rencontre a notamment permis d’introduire le concept de syndémie et de mettre en lumière certains présupposés hétérocisnormatifs dans l’accueil et la prise en charge, tant en centres de planning familial que dans la première ligne psycho-médico-sociale.

Découvrez la vidéo de l’événement ci-dessous.

Votre FAQ pour vous simplifier la vie

Pourquoi parler de santé spécifique pour les personnes LGBTQIA+ ?

Parce que les personnes LGBTQIA+ constituent un public prioritaire en santé sexuelle. Elles présentent des besoins spécifiques en matière de dépistage ou de santé mentale, ce qui est directement lié à la stigmatisation, aux discriminations et aux violences dont elles font encore l’objet.

Pourtant, elles continuent à faire face à des obstacles dans l’accès aux soins et sont régulièrement confronté∙es à des professionnel∙les de santé insuffisamment formé∙es.

La FLCPF accompagne-t-elle directement les personnes LGBTQIA+ ?

Nous ne travaillons pas en première ligne et n’accueillons donc pas directement les publics. Nous soutenons en revanche les professionnel·les de centres de planning familial et de la première ligne, afin d’améliorer l’accueil et la qualité des services proposés aux personnes LGBTQIA+.

Une meilleure connaissance des réalités et des besoins des personnes LGBTQIA+ permet de proposer un accueil plus inclusif, de réduire les biais et d’améliorer la qualité de l’accompagnement.

Où trouver des ressources ou des associations spécialisées ?

La FLCPF travaille étroitement avec un réseau d’associations LGBTQIA+ qui peuvent accompagner ou orienter les personnes selon leurs besoins. Vous les trouverez en haut de cette page web.

En quoi un centre de planning familial peut-il être utile aux personnes LGBTQIA ?

Les centres de planning familial accueillent tout le monde, quel que soit le genre ou l’orientation sexuelle et romantique. Ils proposent un accueil confidentiel et inconditionnel.

Leurs équipes sont de mieux en mieux formées aux besoins spécifiques des personnes LGBTQIA+. Certains centres développent même des projets ou consultations spécifiques !

Les centres de planning familial proposent notamment :

  • des consultations médicales (dont le dépistage du VIH et des autres IST)
  • des consultations psychologiques et/ou sexologiques
  • des consultations sociales et juridiques

De plus en plus de centres de planning familial accompagnent les personnes trans* en proposant un accompagnement psychosocial et un suivi hormonal.

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