Les femmes détenues cumulent souvent des inégalités sociales et de santé avant même leur incarcération : précarité, violences, ruptures familiales ou difficultés d’accès aux soins. En prison, ces difficultés peuvent se renforcer et compliquer l’accès à l’information, à la prévention et aux soins en santé sexuelle et reproductive.
Le contexte carcéral crée également des obstacles spécifiques : manque d’intimité, éloignement des proches, accès parfois difficile aux soins spécialisés ou au matériel de prévention, et place encore limitée de la santé sexuelle dans les parcours de soins.
Les données disponibles montrent également que les personnes détenues présentent une prévalence plus élevée du VIH, de l’hépatite C et des troubles de santé mentale que la population générale. L’Organisation mondiale de la Santé souligne par ailleurs que les femmes incarcérées sont davantage exposées aux infections sexuellement transmissibles et au cancer du col de l’utérus.
Dans ce contexte, développer des actions de promotion de la santé sexuelle en prison constitue un levier essentiel pour réduire les inégalités de santé.