La réduction des risques au cœur de la prévention

L’été, les festivals et les soirées en plein air sont des moments de liberté et de relâchement, de musique et de rencontres. Informer sur la santé sexuelle en milieu festif est essentiel car ces environnements cumulent des facteurs de risque spécifiques : consommation de produits psychoactifs (alcool entre autres), désinhibition, méconnaissance des partenaires et difficultés à négocier le consentement ou le moyen de se protéger.

Les données attestent d’un faible niveau de connaissance des modes de transmissions des IST et une baisse significative de l’usage du préservatif, notamment chez les jeunes, rendant les actions de prévention « aller-vers » indispensables là où le public se trouve.

Sc3

Ce qui est observé sur le terrain

Les notions de santé sexuelle demandent à être approfondies. Bien que pour un grand nombre de personnes la sexualité semble être une évidence, des confusions, des méconnaissances, des informations erronées sont toujours constatées.

L’usage du préservatif en diminution

L’usage du préservatif tend à diminuer chez les jeunes, alors même que les infections sexuellement transmissibles (IST) sont en hausse en Europe et en Belgique. Les données citées de l’OMS, de Sensoa et des enquêtes HBSC montrent notamment que l’usage du préservatif peut diminuer au fil des rapports.

Une contraception oubliée ou non maîtrisée

Les pratiques contraceptives évoluent et les besoins diffèrent selon les personnes et les situations. Une information accessible et fiable permet de mieux connaître les différentes méthodes et de faire des choix adaptés. La double protection, associant préservatif et méthode contraceptive, peut notamment contribuer à prévenir à la fois les IST et les grossesses non désirées.

Du harcèlement et des violences sexuelles

Les statistiques d’agressions sexuelles en milieu festif montrent que la compréhension réelle des limites et du consentement fait souvent défaut. Les contextes festifs peuvent favoriser des situations de harcèlement et de franchissement des limites, notamment dans un contexte de consommation d’alcool et/drogues.

La réponse de la FLCPF : le projet Sex&Co

Depuis 2005, le projet Sex&Co est déployé dans une série de milieux festifs par des animateurices volontaires de centres de planning familial suite aux constatations suivantes :  les milieux festifs favorisent la prise de risques, il existe une inégalité en matière de connaissances de santé sexuelle chez les jeunes, et enfin, l’éducation à la santé sexuelle en milieu scolaire ne suffit pas.

Tenu par des travailleur·euses de planning familial, le stand Sex&Co offre un espace de discussion ouverte et non-jugeante & d’animations ludiques autour des multiples sujets que recouvre la santé sexuelle. C’est aussi le lieu pour se procurer des préservatifs et autres matériels de réduction des risques, ainsi que de bonnes adresses où se faire accompagner.

Sensibiliser le public festif/les festivalier·ières à la vie relationnelle, affective et sexuelle et promouvoir le libre choix et la responsabilité en matière de sexualité et plaisir

Réduire les prises de risques liées à la santé sexuelle en milieux festifs

Augmenter les connaissances en santé sexuelle des festivalier·ières/du public

Visibiliser les centres de planning familial auprès du public comme lieu ressource pour la santé sexuelle

Quelques chiffres clés 2025

4

festivals : Brussels Pride, Couleur Café, Dour et Esperanzah

500.000

festivalier·ières et noctambules en 12 jours

10.000

matériels de réduction des risques distribués

60%

du public qui arrive jusqu’au stand Sex&Co est âgé ente 21 ans et 30 ans

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